Autorité, limites et sanctions

    Autorité, limites et sanctions

    Autorité, limites et sanctions

    La liberté nécessite l’existence d’un cadre et de règles. Les jeunes doivent clairement savoir ce qu’il peuvent faire ou non. Les limites sont vitales au développement des jeunes pour ce qu’elles constituent des repères sur lesquels ils peuvent s’appuyer. L’énoncé clair des règles sécurise les jeunes et leur permettent de mieux vivre en collectivité.

    Autorité

    Le statut d’animateur (autorité contractuelle) ne suffit pas pour être respecté et obéi. L’autorité s’acquière (autorité de compétence) et les jeunes accorderont une forme de reconnaissance de vos capacités et compétences. L’autorité n’est ni question de taille ni de poids ni de puissance vocale.

    Ne pas être clair dans un réponse donnée aux jeunes, ne pas savoir dire non, ne pas savoir expliquer sa décision ou se retrancher derrière l’autorité du direction ou d’un autre animateur sont autant d’occasions de voir son autorité s’effriter. Les jeunes (surtout pendant l’adolescence) testent votre autorité et vos limites par des confrontations. Bien que souvent difficiles à vivre, elles sont nécessaires au développement de sa personnalité.

    Affirmer son autorité, c’est d’abord respecter soi même les règles. Trop insister ou se fâcher ne sont en rien des gages d’autorité. Il est nécessaire de céder sur les points qui ne sont pas importants et d’accepter de négocier ce qui peut l’être.

    Attention, l’incohérence entraîne la confusion et augment l’attitude d’opposition des jeunes. Il faut par conséquent éviter de punir un jour ce qui est autorisé le jour suivant.

    Oui à la sanction, non à la punition

    Avant de sanctionner un jeune pour une faute, assurez-vous d’avoir posé préalablement des règles claires et compréhensibles. La sanction doit intervenir dès qu’une personne a transgressé une ou plusieurs règles.

    La sanction est avant tout éducative. Elle doit s’adresser à un seul individu, en fonction de son âge et du degré de gravité de l’acte fautif. Elle doit porter sur un acte précis (et pas sur un fait subjectif). Elle peut s’accompagner de réparations. Elle vise un objectif réel : l’assimilation de la règle, de la loi et doit être accompagnée d’une relation de suivi afin de voir si le comportement a évolué.

    La punition, quant à elle, est purement afflictive. Elle ne sert qu’à “embêter” le fautif voire à l’humilier.

    A faire

    • Etablir une sanction juste, expliquée et proportionnée.
    • Encourager le fautif dans sa capacité à adopter un comportement correct.
    • Faire prendre conscience de ses actes.

    A proscrire

    • Menacer d’une sanction et ne jamais passer à l’acte
    • Menacer d’une sanction impossible
    • Affronter le groupe
    • Punir physiquement (frapper, secouer, faire mal)
    • Punir moralement (brimer, insulter, humilier)
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